On va essayé d'être objectif.
Je fréquente Paris depuis ma naissance mais y habite à temps plein que depuis une vingtaine d'année. Je connais cette ville du point de vue de lycéen, étudiant, jeune actif et maintenant père de famille.
Je ne sais pas si c'est l'âge qui développe mon sens critique mais c'est bien en tant que riverain avec des enfants en bas âges que je me sens le plus rejeté. C'est simple, rien n'est fait pour retenir les familles, surtout dans le centre. C'est une ville de passage, fêtarde, touristique. Mais...et les autres?
Les familles fuient, les écoles ferment et il faut les comprendre. Exemples pêle-mêles :
- un sdf alcoolique qui fait tlj peur à mes enfants sur le chemin de l'école, avec des remarques racistes
- un autre qui a élu domicile devant un grand musée du centre fait ses besoins (je ne parle pas de la petite commission), pareil, sur le chemin de l'école
- des cyclistes qui grillent les feux et nous frôlent (et je suis cycliste aussi)
- les trottoirs jonchés de verres brisés (Paris est une fête), de traces d'alcool et d'urine. Si par malheur il ne pleut pas pendant plusieurs semaines, bonjour les odeurs. Certaines villes de banlieue nettoient plusieurs fois par jour.
- des bars et terrasses qui s'approprient l'espace public et sont source de nuisances pour les riverains, surtout dans les quartiers branchés
- des manifestations hebdomadaires sur République. Combien de fois on a dû contourner la place à cause de tensions ou même lorsque la police ferme les accès. Encore une fois, l'espace est monopolisée.
- la piscine municipale à 22° dans l'air-25° dans l'eau. En été c'est bien, en hiver, les enfants ressortent frigorifiés. Avec les tempêtes, c'est la maladie assurée.
- les faibles quantités à la cantine, sans choix, sans rab. Mes enfants sont de petits mangeurs et se plaignent d'avoir faim.
- etc
Donc quand la Mairie prônent haut et fort qu'elle souhaite rendre la ville aux familles, c'est TRES dur à entendre.