Franchement, il est temps d'arrêter l’embourgeoisement de masse qui est en train de transformer Saint-Ouen. À force de multiplier les travaux, on finit par étouffer la ville et lui faire perdre tout ce qui faisait son charme. Trop de chantiers, ça tue la ville, tout simplement.
Oui, l’arrivée de la Ligne 14 est utile, personne ne le conteste. Mais honnêtement, ils auraient dû s’arrêter là. Au lieu de ça, on a l’impression qu’ils veulent combler le moindre espace libre, quitte à construire pour construire, sans réel besoin.
Des exemples parlants :
Le parc pour enfants derrière la Marie :
Construit derrière la Mairie de Saint-Ouen, juste devant l’entrée du Collège Jaurès. il obstrue littéralement l’entrée et la sortie du collège, et rapproche les sans-abris encore plus devant l'établissement car ces derniers s'assoient sur les bancs destinées aux enfants, ce qui est loin d'être rassurant.
Avant, cet endroit était simplement un square, un espace ouvert, fluide, sans encombre.
Aujourd’hui, on a clairement l’impression que dans cette ville, dès qu’il y a un espace libre, il faut absolument le boucher, le blinder, y coller une construction souvent inutile, en sacrifiant au passage les arbres et les parcs qui constituent le peu d'espace verts de cette ville.
Le projet d’hôpital en plein centre-ville :
Non seulement il va obstruer la vue, mais on sait très bien comment ça finira; ils nous dirons qu’il faut arrêter de faire sonner les cloches de l’Eglise parce que ça fait trop de bruit et que ça dérange les patients. On marche sur la tête.
L'école primaire Jean de La Fontaine :
Le projet le plus absurde de la ville, ils ont détruit un parc de jeu pour construire une école primaire, parmi les habitations, au plus près des appartement. Résultat : on détruit l'espace vert, on bouche avec du mur, on amène de la pollution environnementale, sonore et lumineuse, on gâche la vue des habitant ainsi que leur intimité, alors qu'il y'à plus de 20 écoles primaires à Saint-Ouen.
Le quartier des Docks :
Ils ont créé un mini « Miami » avec Les Docks de Saint-Ouen, une enclave pour riches, bourgeois et bobos parisiens, pour pas qu'ils se mêlent à l'autre partie de la population.... mais on transforme toute la ville pour qu’elle devienne le prolongement de cette image de standing que l’ancien maire voulait imposer à Saint-Ouen.
L'immeuble de locaux commerciaux au bout de la Rue Croizat :
Un immense immeuble de bureaux a été construit il y'à environs 5 ans au bout de la rue Croizat, bloquant la vue, la lumière, et donnant la malaisante sensation d'être enclavée. Un gâchis monumental, et tout ça pour quoi ? Le bâtiment est toujours vide, pas loué, pas exploité, inutile. Un gaspillage d’argent public, et une nuisance visuelle de plus, dans une ville qui ne sait visiblement pas s’arrêter.
Le LIDL de Garibaldi :
C'est la goûte d'eau qui m'a poussée à écrire ce commentaire ;
Le LIDL de Garibaldi, c'était mon RDV de chaque mois ou je prenais un plaisir à venir faire mes courses, en trouvant tout sous la mains. Mais maintenant c'est fini, ils ont tout transformé, avec un sous-sol clairement inutile. Maintenant il faut descendre en bas pour payer, et remonter pour sortir....
Un système bien cocasse pour un magasin qui accueille une grande un grand nombre de clients, et surtout des personnes âgées qui aime la simplicité.
Le magasin fonctionnait bien avant : on trouvait tout sans faire des allers-retours constants entre un sous-sol et un RDC. Sans parler du fait qu’au sous-sol, il n’y a pas de réseau donc impossible d’ouvrir l’application du magasin et d’afficher la carte de fidélité…
Les clients sont perdus, ne reconnaissent plus leurs repères. Et s’il y a bien une chose que les gens détestent, c’est de perdre leurs habitudes, surtout dans un supermarché où ils font leurs courses régulièrement.
Je ne pense que les Audonniens avait besoin de tout ces changements (hormis la Ligne 14) financés par nos impôts locaux, et qui nous desservent plutôt que nous rendre service.
Je ne sais pas si ce message arrivera jusqu’au maire de Saint-Ouen, mais il serait temps que les élus cessent de gâcher une ville dont le charme repose justement sur sa simplicité. Tous ces changements se font sans jamais demander l’avis de la population.
Saint-Ouen n’a pas besoin de ressembler à Bordeaux, Toulouse ou Lyon. C’est une ville simple, qui se suffit à elle-même. Le problème n'est pas l'amélioration, mais le fait de remplacer la nature par du mur.