Bonsoir à tous, petite mise à jour de mon avis concernant Bordeaux, plus particulièrement Bordeaux Centre (Victoire). J'y suis depuis 2017.
C'est triste à dire mais on a l'impression que Bordeaux, au lieu de vouloir se différencier des autres villes à fortes populations, se contente de prendre leur même chemin funeste...
On a le réaménagement des infrastructures et des routes, ils l'ont bien commencé à Cours de la Marne et Aristide, et j'espère qu'ils l'appliqueront pour d'autres quartiers. Certains ont accusé la gentrification de Saint Michel, personnellement je ne le prend pas comme tel car être dans un environnement sain permet d'être sain dans son esprit.
Mais, et effectivement c'est là où je rejoins ce point de vue, c'est qu'on voit que les décisions d'évolution de la ville sont largement plus sur les infrastructures que ses habitants.
Les raisons sont multiples et bien complexes : tout d'abord l'exode rural, ou l'attractivité touristique pouvant susciter certains habitants d'autres villes à venir en masse par rapports aux fantasmes sur la ville. Le soucis ces personnes ont souvent un capital très élevé (ou plus élevé que la moyenne des habitants de Bordeaux de base qui est très variable), ce qui permet à la ville d'avoir une meilleure valeur financière en tant que ville, mais concernant les "habitants" c'est une autre paire de manches.
Car oui, côté bien-vivre, la propreté, ce n'est pas ça, l'insécurité est effectivement plus forte en raison du communautarisme que j'avais relevé l'année dernière et qui fait partie des raisons de ces nombreuses tensions qu'il y a en ville et finalement qui commence à se dessiner à l'échelle nationale (car comme je disais Bordeaux prend le même chemin que d'autres métropoles)...
Et pour poursuivre ma pensée, concernant l'accès à la culture ou loisirs, ce que je viens d'expliquer plus haut creuse un écart encore plus grand entre les populations. Pour acheter de la nourriture (heureusement des épiceries solidaires existent ou équivalent) de quoi s'habiller, bref avoir cette pression de ne pas tomber dans l'oubli de la petite pièce de théâtre qu'est l'estrade bordelaise... Et finir comme ces personnes que l'on croise dans les rues, sans toit, à peine habillé, subissant un réseau d'exploitation par des gens peu recommandables. Cela s'applique également pour les évènements types concerts et festivals, bien qu'il existe des évènements gratuits dans des parcs, ce qui est une petite note que je peux arriver à tenir positivement...
Mais sinon oubliez les petits commerces, les petites représentations improvisées sans prétentions mais aidées par les collectivités locales : Rien. Il y a une déconnexion de plus en plus forte entre la façade et l'intérieur de ces façades.
Donc, je suis désolé d'être dur dans ce que j'écris, mais Bordeaux devient une parodie d'elle-même. En raison de l'idée qu'on se fait de Bordeaux (fantasmé je précise) qui amène à ce que cette ville entretienne cette image de marque qui ne représente pas la réalité.
Image de marque qui ne résonne que pour mieux accueillir les touristes mais délaisser celles et ceux qui y (sur)vivent, étudient et/ou travaillent.