Après avoir passé (ou plutôt perdu) 2 ans de ma vie à Nice, j'ai fini par en partir pour le p... non, seulement pour le meilleur en fait.
Le problème principal de Nice vient du niçois avant tout. Un extrait succinct des quelques adjectifs qui me viennent en tête pour le décrire :
- Chauvin, autocentré et inculte ; il abhorre tout particulièrement Paris et plus généralement ce qui vient du nord (ce qui, pour lui, correspond grosso modo à ce qui se trouve au-delà d'Avignon). Il est rare de passer 2 ou 3 jours sans l'entendre se rassurer sur sa qualité de vie et effectuer des comparaisons, invariablement liées à la météo - c'est à peu près le seul point de repère qu'il aura, ne connaissant que peu de choses du monde l'entourant.
Fier de sa cage dorée tel un coq, on le reconnaîtra aisément dans les commentaires sur cette page à son pseudo "issa nissa" (les deux seuls mots de nissart qu'il connaît en réalité), ou "{insérez ici un prénom}du06". N'espérez donc pas le rallier à votre cause en vantant les mérites des nombreux trésors dont regorge la France de la Bretagne à l'Alsace et de la Normandie au Languedoc, seules ses balades dans l'arrière-pays niçois, sur le tapis rouge du festival de Cannes ou exceptionnellement en Italie ou dans les gorges du Verdon trouveront grâce à ses yeux.
- Vaniteux et matérialiste, vous serez d'ailleurs surpris du nombre de belles et grosses voitures présentes dans la région. Pour un nombre non négligeable de niçois, il vaut mieux acquérir une grosse berline à prix d'or pour frimer, quitte à manger des pâtes les trois quarts du mois. On rappellera d'ailleurs que le coût de l'immobilier dans la région est particulièrement élevé dans la région, côtoyant celui de la région parisienne, pour des salaires en comparaison bien plus minces.
Ce qui est assez ironique quand on voit tous ces bâtiments construits en dépit du bon sens, en dénaturant le paysage et ignorant complètement les risques d'une région sismique et particulièrement accidentée.
Mettant de côté cette faune, il ne reste pas grand chose à sauver de cette ville, où le savant mélange entre besoin impérieux d'avoir sa grosse et belle voiture et offre de transport digne d'une ville de 5.000 habitants sature quotidiennement le réseau routier et pollue affreusement l'air ambiant. La quasi-totalité de la population locale semble d'ailleurs avoir mystérieusement perdu l'usage du clignotant, au bénéfice d'une autre aptitude qui réside dans le stationnement en double voire triple file pour les plus doués.
Inutile d'espérer vous reporter sur le réseau de transports en commun : les trains en gare de Nice sont continuellement en retard et ce dès 7h du matin. Symbole de la cohésion qui règne dans la région, on compte pas loin d'une dizaine de réseaux différents pour une vingtaine de kilomètres à la ronde (Lignes d'Azur, Envibus, Palm Bus, Zest, Sillages, Trans'Bus...).
Point positif toutefois, il se révèle très ludique d'éviter les nombreuses déjections canines séjournant sur à peu près chaque trottoir imaginable (quand il y a un trottoir, du reste).