Cambriolages, les villes les plus épargnées avant les fêtes
Jérémie Wauquier 7 min de lecture
Hauts-de-France
En moyenne, la France compte 3,1 cambriolages de logement pour 1 000 habitants. Les villes de ce palmarès descendent toutes nettement en dessous, et le trio de tête affiche un taux six fois plus bas : Val-de-Reuil (0,5), Ajaccio (0,5) et Bastia (0,6). Le classement retient les cinq communes les moins touchées de chaque région, avec le taux 2025 exprimé pour 1 000 habitants, comme sur les fiches villes du site. La méthode est détaillée en fin d'article.
La région la plus peuplée du Nord place une ville moyenne de Flandre en tête, loin devant la moyenne régionale.
- Hazebrouck (Nord), 0,6 pour 1 000 habitants. Treize cambriolages seulement en 2025 pour près de 22 000 habitants, l'un des meilleurs résultats de France.
- Marck (Pas-de-Calais), 0,9. Voisine de Calais, la commune a vu son taux reculer par rapport à 2024.
- Annœullin (Nord), 0,9. Une commune de la métropole lilloise qui reste très en retrait du phénomène.
- Longuenesse (Pas-de-Calais), 1,0. Le taux a été divisé par deux en un an.
- Amiens (Somme), 1,2. Avec plus de 136 000 habitants, c'est l'une des très rares grandes villes de ce palmarès, en net recul sur un an.
Normandie
La Normandie signe le meilleur résultat national, avec deux communes sous la barre de 1 cambriolage pour 1 000 habitants.
- Val-de-Reuil (Eure), 0,5. Six cambriolages enregistrés sur toute l'année 2025, le taux le plus bas de France parmi les villes de plus de 10 000 habitants.
- La Hague (Manche), 0,6. La commune nouvelle de la pointe du Cotentin n'a recensé que sept faits.
- Cherbourg-en-Cotentin (Manche), 1,0. Pour une ville de 78 000 habitants, le résultat est remarquable.
- Déville-lès-Rouen (Seine-Maritime), 1,2. Aux portes de Rouen, le taux a quasiment été divisé par deux.
- Bolbec (Seine-Maritime), 1,2. Une stabilité appréciable dans le pays de Caux.
Île-de-France
On attend rarement la région capitale dans ce type de classement. Pourtant, plusieurs communes de la petite et de la grande couronne affichent des taux inférieurs à 1.
- Gennevilliers (Hauts-de-Seine), 0,7. Avec 51 000 habitants, la ville fait partie des plus grandes communes françaises sous la barre de 1.
- Épinay-sous-Sénart (Essonne), 0,8. Neuf cambriolages recensés en 2025.
- Trappes (Yvelines), 0,8. Un taux en baisse, près de quatre fois inférieur à la moyenne nationale.
- Carrières-sous-Poissy (Yvelines), 0,8. Une commune en plein développement qui reste peu exposée.
- Dugny (Seine-Saint-Denis), 0,9. Onze faits seulement, en recul sur un an.
Grand Est
Le Haut-Rhin domine la région, avec quatre communes du sud de l'Alsace dans le top 5.
- Wittelsheim (Haut-Rhin), 0,9. Dix cambriolages sur l'année, un taux en forte baisse.
- Guebwiller (Haut-Rhin), 1,0. Au pied des Vosges, le taux est resté stable depuis 2024.
- Cernay (Haut-Rhin), 1,1. Le nombre de faits a été divisé par deux en un an.
- Illzach (Haut-Rhin), 1,3. Une commune de l'agglomération mulhousienne bien placée.
- Bischwiller (Bas-Rhin), 1,4. Seule commune du Bas-Rhin de ce top 5 régional.
Bretagne
En Bretagne, aucune ville de plus de 10 000 habitants ne descend sous 1,5, mais les cinq premières restent nettement sous la moyenne nationale.
- Douarnenez (Finistère), 1,6. Le port finistérien prend la tête de la région, avec un taux en baisse.
- Fougères (Ille-et-Vilaine), 1,6. La cité médiévale voit son taux reculer par rapport à 2024.
- Guidel (Morbihan), 1,7. Une commune littorale prisée qui reste peu touchée.
- Lannion (Côtes-d'Armor), 1,8. Un taux stable, identique à celui de 2024.
- Vitré (Ille-et-Vilaine), 2,2. Un net recul sur un an.
Pays de la Loire
Le Maine-et-Loire place quatre communes dans le top 5 régional, dont sa préfecture.
- Chemillé-en-Anjou (Maine-et-Loire), 0,9. Le taux a été divisé par plus de deux en un an.
- Angers (Maine-et-Loire), 1,0. Avec 159 000 habitants, la préfecture angevine fait mieux que bien des petites villes. C'est le résultat le plus marquant du palmarès pour une ville de cette taille.
- Les Herbiers (Vendée), 1,0. Dix-sept cambriolages en 2025.
- Beaupréau-en-Mauges (Maine-et-Loire), 1,2. Un recul sensible par rapport à 2024.
- Mauges-sur-Loire (Maine-et-Loire), 1,3. Les Mauges confirment leur bonne tenue.
Centre-Val de Loire
La région présente des taux plus élevés que la moyenne. Châteaudun et Orléans tirent leur épingle du jeu.
- Châteaudun (Eure-et-Loir), 1,3. Nettement en tête de la région.
- Orléans (Loiret), 1,9. Une performance notable pour une ville de 116 000 habitants, en baisse sur un an.
- La Chapelle-Saint-Mesmin (Loiret), 2,3. Une commune de la métropole orléanaise sous la moyenne nationale.
- Chartres (Eure-et-Loir), 2,3. Un taux stable.
- Saint-Jean-de-Braye (Loiret), 2,3. Aux portes d'Orléans, le niveau reste contenu.
Bourgogne-Franche-Comté
Le Doubs et le Territoire de Belfort fournissent l'essentiel du classement régional.
- Pontarlier (Doubs), 0,8. Quatorze cambriolages pour 18 000 habitants dans la capitale du Haut-Doubs.
- Autun (Saône-et-Loire), 1,0. Un taux en baisse dans la ville gallo-romaine.
- Valentigney (Doubs), 1,1. Une forte baisse par rapport à 2024.
- Belfort (Territoire de Belfort), 1,2. Pour une ville de 46 000 habitants, le résultat est très favorable.
- Besançon (Doubs), 1,7. La capitale régionale reste près de deux fois sous la moyenne nationale.
Nouvelle-Aquitaine
Le bassin d'Arcachon et l'agglomération bordelaise se partagent le haut du tableau.
- Gujan-Mestras (Gironde), 1,2. La capitale de l'ostréiculture du bassin voit son taux reculer nettement.
- Lormont (Gironde), 1,2. Sur la rive droite de Bordeaux, un taux presque divisé par deux.
- Oloron-Sainte-Marie (Pyrénées-Atlantiques), 1,3. La porte du Béarn vers les vallées pyrénéennes reste peu exposée.
- Tarnos (Landes), 1,5. Un taux réduit de moitié en un an.
- Parthenay (Deux-Sèvres), 1,7. Une baisse sensible dans la Gâtine.
Auvergne-Rhône-Alpes
Le Cantal, la Savoie et la Haute-Loire entourent une commune du Rhône en tête.
- Tarare (Rhône), 1,0. Onze faits seulement, un taux divisé par deux sur un an.
- Aurillac (Cantal), 1,1. La préfecture du Cantal reste parmi les villes moyennes les plus préservées du pays.
- Albertville (Savoie), 1,3. Un niveau bas à l'entrée des grandes stations de la Tarentaise.
- Le Puy-en-Velay (Haute-Loire), 1,3. Un taux stable d'une année sur l'autre.
- Rumilly (Haute-Savoie), 1,5. Le meilleur résultat de Haute-Savoie parmi les villes de plus de 10 000 habitants.
Occitanie
L'Aveyron et la Lozère dominent, mais deux communes du Gard signent les plus fortes baisses de la région.
- Mende (Lozère), 0,9. La préfecture de la Lozère figure parmi les villes moyennes les moins cambriolées du pays.
- Rodez (Aveyron), 1,3. Un taux divisé par deux en un an.
- Pont-Saint-Esprit (Gard), 1,4. Une baisse spectaculaire par rapport à 2024.
- Beaucaire (Gard), 1,7. Le taux a été divisé par plus de deux.
- Onet-le-Château (Aveyron), 1,7. Voisine de Rodez, elle confirme la bonne tenue de l'agglomération ruthénoise.
Provence-Alpes-Côte d'Azur
Les Alpes-Maritimes et le Var se distinguent, loin de l'image d'une région très exposée.
- Mouans-Sartoux (Alpes-Maritimes), 0,6. Sept cambriolages en 2025, le meilleur résultat de la région.
- Berre-l'Étang (Bouches-du-Rhône), 0,9. Un taux divisé par deux en un an.
- Grasse (Alpes-Maritimes), 1,0. La capitale du parfum, 51 000 habitants, reste très bien placée.
- Briançon (Hautes-Alpes), 1,1. La plus haute ville de France figure aussi parmi les plus tranquilles.
- La Londe-les-Maures (Var), 1,1. Le taux a été divisé par plus de trois en un an.
Corse
L'île ne compte que trois communes de plus de 10 000 habitants. Les trois figurent parmi les moins cambriolées de France.
- Ajaccio (Corse-du-Sud), 0,5. Avec 76 000 habitants, Ajaccio est de loin la plus grande ville du podium national.
- Bastia (Haute-Corse), 0,6. Troisième taux le plus bas de France.
- Porto-Vecchio (Corse-du-Sud), 1,3. Un niveau bas, en baisse par rapport à 2024.
Partir l'esprit tranquille
Un taux faible ne signifie pas un risque nul. Avant de partir pour les fêtes, l'Opération Tranquillité Vacances reste le réflexe le plus simple. Gratuit et ouvert toute l'année, le dispositif permet de signaler son absence au commissariat ou à la brigade de gendarmerie. Des patrouilles passent alors devant le logement pendant le séjour.
Le reste relève du bon sens : ne pas annoncer son départ sur les réseaux sociaux, demander à un voisin de relever le courrier et laisser le logement donner l'impression d'être habité.
La méthode de calcul
Le classement repose sur la base statistique communale de la délinquance enregistrée par la police et la gendarmerie, publiée par le service statistique du ministère de l'Intérieur (SSMSI) en juillet 2026. L'indicateur retenu est celui des cambriolages de logement enregistrés en 2025, rapporté à la population de chaque commune pour obtenir un taux pour 1 000 habitants. C'est le même calcul que celui affiché dans la rubrique sécurité des fiches villes du site.
Seules les communes de France métropolitaine de plus de 10 000 habitants ont été retenues, soit 1 031 villes. En dessous de ce seuil, quelques faits suffisent à faire varier fortement un taux d'une année sur l'autre. Fleury-Mérogis a été écartée, car sa population comprend les personnes détenues dans la maison d'arrêt, ce qui fausse le calcul. Les évolutions citées comparent 2025 à 2024.
Pour situer votre commune, la rubrique sécurité de chaque fiche ville affiche son taux de cambriolages et l'indice de tranquillité calculé par Bien dans ma ville, dont la méthodologie est détaillée sur le site.