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Se déplacer à cheval en ville, ce que dit la règle

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Rejoindre un chemin de randonnée, gagner un centre équestre ou simplement traverser le bourg : beaucoup de cavaliers doivent emprunter des rues ouvertes à la circulation. Se déplacer à cheval en ville reste permis en France, à condition de respecter le Code de la route, les arrêtés locaux et quelques précautions de bon sens. Ce que dit la règle, les risques à connaître et la bonne façon de préparer sa sortie.

Un usager de la route à part entière

Sur la voie publique, le cavalier n'est pas assimilé à un piéton. Il est considéré comme un conducteur, au même titre qu'un automobiliste ou un cycliste, et doit appliquer les dispositions du Code de la route qui le concernent. Concrètement, il circule sur la partie droite de la chaussée, respecte les feux et les priorités, et signale ses changements de direction d'un geste du bras. Les trottoirs, réservés aux piétons, lui sont interdits, tout comme les pistes et bandes cyclables. Les autoroutes lui sont également fermées, et les voies express sont à éviter.

Le texte pose aussi une règle générale. Un animal conduit sur la route ne doit pas entraver la circulation, ni rendre dangereux un croisement ou un dépassement.

À ce cadre national s'ajoutent les décisions du maire, qui détient des pouvoirs de police de la circulation sur sa commune. Un arrêté municipal peut ainsi interdire les chevaux dans une zone piétonne, un centre historique ou une rue commerçante, parfois à certaines heures seulement. Avant une première sortie, un appel au service voirie ou à la police municipale permet de connaître les restrictions en vigueur, que la signalisation ne mentionne pas toujours.

Un cheval face au trafic

Un cheval reste un animal de proie. Le souffle d'un bus qui freine, un klaxon, une trottinette qui surgit sans bruit ou un sac plastique emporté par le vent peuvent provoquer un écart ou une fuite, même chez un cheval très calme en carrière. En ville, ces sollicitations s'enchaînent en quelques minutes, sur une chaussée dure où la moindre glissade a vite des conséquences. La prudence vaut aussi pour les automobilistes, invités à ralentir à l'approche d'un cheval, à éviter tout coup de klaxon et à laisser une large distance au moment de le dépasser.

Le couple compte donc autant que l'itinéraire. Un cheval déjà habitué aux sorties en extérieur, monté par un cavalier capable de le tenir au pas en toutes circonstances, abordera la ville bien plus sereinement. Les premières sorties se font de préférence accompagné, à côté d'un cheval d'expérience qui rassure, et sur des trajets courts. Un cavalier débutant n'a pas sa place seul dans la circulation.

L'équipement fait le reste. Casque homologué, gilet haute visibilité et guêtres réfléchissantes sur les membres du cheval rendent le couple repérable de loin, ce qui devient essentiel avec les journées d'automne. De nuit ou par faible visibilité, circuler sans éclairage engage pleinement la responsabilité du cavalier, et la jurisprudence l'a déjà retenue dans des accidents impliquant des cavaliers non éclairés. Une lampe portée côté gauche, blanche vers l'avant et rouge vers l'arrière, reste la solution la plus répandue. Pour choisir son matériel, les conseils de Horserizon sur l'équipement du cavalier détaillent les options adaptées à la randonnée et aux sorties sur route.

Bien préparer son itinéraire

Collecte des déchets par cheval à Cluny (Wikimedia Commons)
Collecte des déchets par cheval à Cluny (Wikimedia Commons)

Le trajet se prépare comme une randonnée. Un repérage préalable, à pied ou à vélo, permet d'identifier les carrefours délicats, les ronds-points très fréquentés, les passages étroits et les chantiers. Les rues résidentielles et les zones limitées à 30 km/h sont nettement plus confortables qu'un boulevard, même si le parcours s'allonge. L'horaire pèse tout autant, car un dimanche matin n'a rien à voir avec une sortie d'école ou un samedi de marché. Côté sol, les pavés mouillés, les plaques d'égout, les marquages peints et les feuilles mortes sont glissants pour des fers, et des crampons adaptés, à voir avec le maréchal-ferrant, limitent ce risque.

Reste la question du crottin. Son ramassage est souvent imposé par arrêté, surtout dans les centres-villes. Emporter de quoi nettoyer, ou équiper le cheval d'un sac de récupération, évite les tensions avec les riverains et les commerçants. Un téléphone chargé, glissé dans une poche plutôt que dans une sacoche de selle, et le numéro du centre équestre ou d'un proche permettent de réagir vite en cas de chute ou de cheval échappé.

Le cheval n'est d'ailleurs pas un intrus dans les rues. Selon un rapport du Conseil général de l'alimentation, de l'agriculture et des espaces ruraux paru en 2012, plus de 200 communes avaient déjà adopté le cheval territorial, pour collecter les déchets, transporter des écoliers ou entretenir les espaces verts. À Charleville-Mézières, des chevaux ardennais tractent depuis décembre 2019 une benne de collecte des sacs de tri, au rythme de 4 à 6 km/h. D'après un état des lieux de l'Institut français du cheval et de l'équitation, la Bretagne, l'Île-de-France et le Grand Est arrivent en tête des régions qui y recourent, devant les Hauts-de-France. Une façon de rappeler que chevaux, voitures et piétons peuvent partager la rue, pourvu que chacun en connaisse les règles.

Article sponsorisé rédigé en partenariat avec Horserizon · publié le

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