Sécheresse 2025, la liste des communes reconnues sinistrées

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Sécheresse 2025, 180 communes obtiennent enfin gain de cause La publication au Journal officiel déclenche le délai légal pour les sinistrés dont le bâti a souffert du retrait-gonflement des argiles. Sur le plan national, la majorité des dossiers communaux a reçu un avis défavorable de la part des autorités préfectorales.

Un taux de rejet qui dépasse les deux tiers

Le texte publié confirme 180 validations tous risques confondus. L'examen des dossiers porte sur les inondations, les remontées de nappe phréatique, les mouvements de terrain et les vents cycloniques.

 

Pour la sécheresse de l'année 2025 seule, l'État valide 75 communes et en rejette 168. Le volume de refus représente 69 % des requêtes instruites pour ce phénomène climatique spécifique — un taux nettement supérieur à celui observé pour les inondations, où la logique s'inverse presque : 78 communes validées contre seulement 30 rejets préfectoraux.

 

Le motif de rejet s'appuie sur l'indice d'humidité des sols défini par la circulaire du 29 avril 2024. Une commune présentant un taux d'humidité supérieur au seuil d'une période de retour de 10 ans ne déclenche pas le processus d'indemnisation. Pour un propriétaire dont les murs se fissurent depuis plusieurs mois, ce seuil technique reste la seule variable qui décide si son dossier passe ou non.

Une carte des indemnisations très inégale

La cartographie des arrêtés favorables révèle une disparité territoriale nette. La région Hauts-de-France concentre à elle seule 38 validations, loin devant la Nouvelle-Aquitaine (14 communes) et le Centre-Val de Loire (10 dossiers validés).

 

L'éligibilité aux garanties couvre exclusivement les sinistres apparus entre le 1er janvier et le 31 décembre 2025. Une fissure survenue en 2026 sur un mur porteur oblige donc au dépôt d'un dossier communal distinct, pour une éventuelle prise en charge par l'assurance habitation l'année suivante.

 

Région

Communes reconnues

Hauts-de-FranceAire-sur-la-Lys, Barlin, Beuvry, Calonne-Ricouart, Carvin, Essars, Farbus, Fruges, Guarbecque, Humbercamps, Labeuvrière, Labourse, Laventie, Lillers, Longuenesse, Pihen-lès-Guînes, Roquetoire, Saint-Martin-Choquel, Saint-Venant, Tortequesne, Violaines, Bersée, Camphin-en-Carembault, Cappelle-en-Pévèle, Deûlémont, Emmerin, Flines-lez-Raches, Hem, Leers, Lesquin, Neuf-Berquin, Roncq, Rubrouck, Sainghin-en-Weppes, Templeuve-en-Pévèle, Wervicq-Sud, Attilly, Versigny.
Nouvelle-AquitaineArdin, Boussais, Le Chillou, Coulonges-sur-l'Autize, Louin, Saint-Jacques-de-Thouars, Sansais, Boé, Lannes, Marmont-Pachas, Beychac-et-Caillau, Cadaujac, Montbron, Liorac-sur-Louyre.
Centre-Val de LoireBeddes, Couargues, Parnay, Saint-Hilaire-de-Gondilly, Verneuil, Nuret-le-Ferron, Saint-Chartier, Vicq-Exemplet, Athée-sur-Cher, Véretz.
OccitanieBéraut, Flamarens, Lourties-Monbrun, Miradoux, Bélesta, Foix, Nalzen.
Auvergne-Rhône-AlpesLentigny, Pouilly-les-Nonains, Andilly.
NormandieGuerquesalles, Roiville.
Pays de la LoireSaint-Urbain.

Ce que le délai légal impose aux sinistrés

La publication de l'arrêté du 11 septembre 2026 portant reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle active un compte à rebours de 30 jours. Les propriétaires des communes validées disposent de ce délai, courant jusqu'au 22 octobre 2026, pour transmettre un état estimatif de leurs pertes matérielles à leur compagnie d'assurance.

 

Ce délai de déclaration reste invariable, peu importe la date d'apparition des fissures ou celle du constat initial. L'indemnisation versée subit ensuite l'application d'une franchise légale fixée à 1 520 euros pour le risque spécifique du retrait-gonflement des argiles.

 

Pour les 168 communes écartées, la voie n'est pas totalement fermée. Les habitants conservent la possibilité d'engager un recours contentieux devant le tribunal administratif, avec un délai d'instruction de deux mois à compter de la notification du refus. Les mairies déboutées, de leur côté, formulent une demande de révision en produisant des données géologiques locales.

 

Contester un refus préfectoral suppose d'apporter des preuves techniques tangibles sur la nature du sol. Les particuliers qui s'engagent dans cette voie commandent généralement une contre-expertise géotechnique privée, facturée autour de 1 800 euros, qui étudie la profondeur des fondations et la typologie des argiles souterraines. Ce financement reste à la charge exclusive du requérant.