’origine de Saint-Orens de Gameville vient du nom d’un évêque espagnol du ve siècle, Orentius à qui fut attribuée la délivrance de Toulouse de l’emprise des romains en 438. Ses prières répétées auraient provoqué un épais nuage entourant le général romain Litorius, l’égarant aux portes de la ville de Toulouse où il fut fait prisonnier. Après sa mort en 439, Orentius fut canonisé saint Orens. En son hommage, on fit construire l’église en son nom sur le site même de la bataille. La création de la commune provient de la fusion, le 31 décembre 1790, de trois communautés : Cayras, Gameville et Lantourville qui faisaient partie du diocèse de Toulouse. Le premier maire de la ville s’appelait Jean Bellières qui a donné son nom à l'actuel place où se situe l’espace culturel Altigone. On note qu'en 1791, le conseil municipal vota une somme destinée à payer un chirurgien pour les pauvres et en 1818 la création d'un bureau particulier de charité. Pour certains, Orens ne se prononce pas "orince" comme le font traditionnellement les Toulousains mais "Oran" comme le font les vieux Saint-Orennais. Pierre Founaud instituteur à Saint-Orens (marié à Marie-Jeanne Mailhol fille d'Alphonse Maihlol, Maire du village de 1938 à 1941) en avait fait la démonstration en son temps. La raison réside dans l'origine du nom propre qu'est Orens. Selon la définition du Larousse, il y a historiquement trois prononciations possibles pour Saint Orens : Saint "Orient", Saint "Orance", Saint "Oran". La prononciation "orince" de "orens" correspond au "in" que l'on entend dans "pentagone" ou 'benjamin". C'est la prononciation de langue d'oc héritée directement du latin "Orentius" se prononçant "Orinssiuss". La prononciation "Oran", accentuée d'un "r" roulé, ne doit pas faire illusion