Paris et Lyon se distinguent en matière de mobilité durable

Mobilier durable

Une étude récente réalisée par le cabinet Arcadis classe Paris et Lyon dans le Top 15 des villes les plus performantes en termes de mobilité et de durabilité des dispositifs en place. Lumière sur les raisons de ce classement susceptible de surprendre certains usagers des transports en commun parisiens...

Cette étude, intitulée « Sustainable Cities Mobility Index », a été menée par la société de conception et conseil de l'environnement naturel et construit Arcadis. 100 villes du monde entier ont pour cela fait l'objet d'une enquête sous le prisme de 23 indicateurs, parmi lesquels les infrastructures disponibles, les technologies, le temps de congestion, le tarif des transports en commun ou encore les transports verts et la pollution de l’air. Résultat de cette enquête : Paris arrive à la 3ème position derrière Hong-Kong et Zurich, qui décroche la palme d'or de la mobilité durable ; Lyon atteint la très honorable 15ème position. L'étude révèle également que si Paris est sur le podium, ce n'est pas tant par une performance accrue dans l'un ou l'autre des points examinés, mais grâce à une homogénéité, une synergie et une belle association de l'ensemble des paramètres concernés, à savoir humain, économique et environnemental.

Un véritable engagement pour la mobilité durable

Péages urbains

Il faut dire que la capitale a fait du chemin depuis la création de la première ligne de métro, en 1900. La modernisation des infrastructures et des moyens de mobilité offerts aux parisiens et aux franciliens s'est révélée au fil du temps « globalement efficace et durable », au regard de l'offre disponible dans les autres agglomérations mondiales. L'ambitieux projet du Grand Paris Express, visant à déployer les transports en commun de Paris centre vers la petite couronne, témoigne de cette volonté politique d'une mobilité durable, cela en dépit de l'alternance du pouvoir. De même, les désormais célèbres vélib' attestent de cette volonté et de cet engagement vers un mode de déplacement vert. De 700 kilomètres de pistes cyclables à l'heure actuelle, Paris ambitionne en effet de doubler ce nombre d'ici 2020. Quant à Lyon, elle doit sa place dans le classement à une politique et des investissements intelligents, conjuguant l'évolution des technologies et la qualité du cadre de vie des habitants. Il est vrai qu'avec un dispositif de transports en commun particulièrement complet, comptant train et tram-train, métro et funiculaire, tramway, bus à haut niveau de service, lignes de bus et de cars mais proposant aussi 348 stations de vélo en libre service (Vélo’v) et plus de 725 km de réseau cyclable, la métropole lyonnaise possède de sérieux atouts et un potentiel mobilité durable qui devrait s'accentuer dans les années à venir. Le plan de déplacement urbain qu'elle vient de valider vise d'ailleurs, d’ici 2030, l'objectif de 22% des déplacements effectués en transports en commun (estimés à 19% en 2015) et 8% pour les déplacements à vélo (2% en 2015).