Des villes en rose
À Montpellier, le coup d'envoi a été donné jeudi 1er octobre à 11h30, rue de la Loge, sous un ciel de parapluies roses accrochés dans les commerces du centre-ville et dans les Maisons pour tous. L'Arc de triomphe et la fontaine des Trois Grâces passent aussi au rose pour tout le mois, selon le programme de la ville.
À Nîmes, la Maison Carrée a été illuminée le soir du lancement, avant la tour Magne et la tour de l'Horloge, d'après la mairie. Lille éclaire son Beffroi, son Opéra et sa Grand-Place du 1er au 5 octobre, puis du 23 au 31, selon le programme publié.
Plus modeste, mais tout aussi voulu. À Joué-lès-Tours, la municipalité participe à la campagne depuis 2023. L'hôtel de ville reste éclairé en rose, et le service des espaces verts a installé place François-Mitterrand un grand nœud fleuri, entouré de cœurs et de papillons dans les massifs.
Marcher et courir
Le sport reste le grand rassemblement du mois. À Lille, le Challenge du Ruban Rose ouvre les festivités dimanche 4 octobre dès 8h au Champ de Mars, avec une marche et des courses de 5 ou 10 kilomètres autour de la Citadelle. À Nîmes, La Zontienne s'est installée dans le calendrier sportif : l'an dernier, 2 100 participantes et participants ont pris le départ vêtus de rose.
Les petites communes ne sont pas en reste.
À Châtenois-les-Forges, dans le Territoire de Belfort, une marche de 5 ou 8 kilomètres part samedi 10 octobre à 14h30, pour 3 euros par adulte et 2 euros pour les moins de 14 ans, d'après l'annonce de la mairie. À Grand-Quevilly, la course et marche rose a lieu dimanche 11 octobre à 9h30 en forêt, sur des parcours de 1 km et 2,5 km. Les associations du coin s'en mêlent, du balisage assuré par des clubs cyclistes aux soirées « ticket rose » au bowling, détaillées dans le programme communal.
À Joué-lès-Tours, c'est le centre aquatique Bulle d'O qui joue la carte du sport solidaire, avec trois cours d'aquafitness à 5 euros reversés à l'association Flamme en Rose et une cagnotte à l'accueil tout le mois.
Le dépistage au plus près
Derrière les illuminations et les marches, un enjeu pèse sur la campagne : la participation. Entre 2024 et 2025, 45,7 % des femmes éligibles ont fait le test dans le cadre du dépistage organisé, selon les chiffres de Santé publique France relayés par l'agence régionale de santé de Bourgogne-Franche-Comté. Moins d'une sur deux, donc. Le programme s'adresse aux femmes de 50 à 74 ans sans antécédents personnels ou familiaux, tous les deux ans.
Les villes tentent de raccourcir la distance entre la femme et le cabinet de radiologie. À Nîmes, le Mammobile propose des dépistages gratuits et sans rendez-vous du 26 au 29 octobre, successivement dans les quartiers de Valdegour, du Mas-de-Mingue, près de l'église Saint-Baudile puis au Chemin-bas d'Avignon. À Montpellier, il s'arrête le 16 octobre au parc Tastavin, dans le quartier Lemasson, avec l'unité mobile de prévention de la Ville. À Paris, la mairie du 20e arrondissement rappelle que l'examen est pris en charge à 100 %, sans avance de frais.
Le contexte sanitaire explique cette insistance. D'après les données de l'Institut national du cancer reprises par l'ARS d'Île-de-France, 61 214 nouveaux cas de cancer du sein ont été estimés en 2023 en France, soit 33 % des cancers féminins. Environ 80 % surviennent après 50 ans, et l'âge médian au diagnostic est de 64 ans. C'est ce qui fixe l'âge d'entrée dans le programme.
Les dates et les lieux évoluent d'une commune à l'autre. Le plus sûr reste de consulter la page de sa mairie ou de son agence régionale de santé avant de se déplacer.