Octobre rose, comment les villes se mobilisent en 2026

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Depuis le 1er octobre, la 33e édition d'Octobre rose est lancée partout en France. Des hôtels de ville éclairés aux camions de dépistage garés au pied des immeubles, chaque commune invente sa façon d'y participer.

Des villes en rose

À Montpellier, le coup d'envoi a été donné jeudi 1er octobre à 11h30, rue de la Loge, sous un ciel de parapluies roses accrochés dans les commerces du centre-ville et dans les Maisons pour tous. L'Arc de triomphe et la fontaine des Trois Grâces passent aussi au rose pour tout le mois, selon le programme de la ville.

 

À Nîmes, la Maison Carrée a été illuminée le soir du lancement, avant la tour Magne et la tour de l'Horloge, d'après la mairie. Lille éclaire son Beffroi, son Opéra et sa Grand-Place du 1er au 5 octobre, puis du 23 au 31, selon le programme publié.

 

Plus modeste, mais tout aussi voulu. À Joué-lès-Tours, la municipalité participe à la campagne depuis 2023. L'hôtel de ville reste éclairé en rose, et le service des espaces verts a installé place François-Mitterrand un grand nœud fleuri, entouré de cœurs et de papillons dans les massifs.

Marcher et courir

Le sport reste le grand rassemblement du mois. À Lille, le Challenge du Ruban Rose ouvre les festivités dimanche 4 octobre dès 8h au Champ de Mars, avec une marche et des courses de 5 ou 10 kilomètres autour de la Citadelle. À Nîmes, La Zontienne s'est installée dans le calendrier sportif : l'an dernier, 2 100 participantes et participants ont pris le départ vêtus de rose.

 

Les petites communes ne sont pas en reste.

À Châtenois-les-Forges, dans le Territoire de Belfort, une marche de 5 ou 8 kilomètres part samedi 10 octobre à 14h30, pour 3 euros par adulte et 2 euros pour les moins de 14 ans, d'après l'annonce de la mairie. À Grand-Quevilly, la course et marche rose a lieu dimanche 11 octobre à 9h30 en forêt, sur des parcours de 1 km et 2,5 km. Les associations du coin s'en mêlent, du balisage assuré par des clubs cyclistes aux soirées « ticket rose » au bowling, détaillées dans le programme communal.

 

À Joué-lès-Tours, c'est le centre aquatique Bulle d'O qui joue la carte du sport solidaire, avec trois cours d'aquafitness à 5 euros reversés à l'association Flamme en Rose et une cagnotte à l'accueil tout le mois.

Le dépistage au plus près

Derrière les illuminations et les marches, un enjeu pèse sur la campagne : la participation. Entre 2024 et 2025, 45,7 % des femmes éligibles ont fait le test dans le cadre du dépistage organisé, selon les chiffres de Santé publique France relayés par l'agence régionale de santé de Bourgogne-Franche-Comté. Moins d'une sur deux, donc. Le programme s'adresse aux femmes de 50 à 74 ans sans antécédents personnels ou familiaux, tous les deux ans.

 

Les villes tentent de raccourcir la distance entre la femme et le cabinet de radiologie. À Nîmes, le Mammobile propose des dépistages gratuits et sans rendez-vous du 26 au 29 octobre, successivement dans les quartiers de Valdegour, du Mas-de-Mingue, près de l'église Saint-Baudile puis au Chemin-bas d'Avignon. À Montpellier, il s'arrête le 16 octobre au parc Tastavin, dans le quartier Lemasson, avec l'unité mobile de prévention de la Ville. À Paris, la mairie du 20e arrondissement rappelle que l'examen est pris en charge à 100 %, sans avance de frais.

 

Le contexte sanitaire explique cette insistance. D'après les données de l'Institut national du cancer reprises par l'ARS d'Île-de-France, 61 214 nouveaux cas de cancer du sein ont été estimés en 2023 en France, soit 33 % des cancers féminins. Environ 80 % surviennent après 50 ans, et l'âge médian au diagnostic est de 64 ans. C'est ce qui fixe l'âge d'entrée dans le programme.

 

Les dates et les lieux évoluent d'une commune à l'autre. Le plus sûr reste de consulter la page de sa mairie ou de son agence régionale de santé avant de se déplacer.